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Formation de moisissures

L'un des principaux critères pour la croissance de moisissures dans les bâtiments est l'humidité. Le critère déterminant pour la germination et la croissance de micro-organismes est l'eau librement disponible. Selon les propriétés des matériaux, de l'humidité se dépose sur les surfaces intérieure et extérieure du matériau. Ainsi selon le matériau, la disponibilité d'humidité est variable. Différents matériaux offrent en général une disponibilité variable d'humidité pour les micro-organismes, la teneur en eau restant la même. À cela s'ajoute une croissance de moisissures en conséquence.

La limite de l'humidité à laquelle aucune moisissure ne se développe est généralement d'env. jusqu'à 70%. Au-delà de cette limite, la probabilité que des moisissures apparaissent augmente. De plus, le délai de germination baisse considérablement.

En plus de l'humidité de l'air, il convient de rappeler que la température associée à l'humidité relative de l'air provoque une croissance de moisissure en conséquence. Le troisième critère considéré est le taux de pH d'un matériau de construction. Le taux de pH optimal pour la croissance de la moisissure est de l'ordre de 5 à 7.

Pour un climat ambiant intérieur idéal de 21 °C et une humidité relative de 45%, la température en surface critique est de 12,0 °C et est donc supérieure d'env. 3,4 °C à la température du point de rosée.

Donc, les moisissures se développent déjà à des températures dépassant la température du point de rosée. Par conséquent, pour éviter des dégâts sur la construction, la température de surface autorisée est plus importante que la température du point de rosée. La température à laquelle ce cas se présente est la température en surface critique θkrit. Le critère d'absence de moisissures selon la norme SIA exige que la couche d'air en surface ne dépasse pas 80% plus de deux semaines consécutives par an.

La norme SIA 180:2014 prévoit un procédé de vérification simplifié lorsque des exigences sur le coefficient de transmission thermique (dit coef. U) et sur l'humidité ambiante relative (humidité relative en %) sont respectées. Rapporté au facteur de température de surface, on considère aussi bien la température de l'air extérieur la plus basse que la moyenne mensuelle de la température de l'air extérieur. L'évaluation est spécifique au lieu en raison du choix de la station (annexe F, SIA 80 C1:2015).

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Illustration 11 : Dépendance de la température de surface critique à l'humidité et la température de l'air ambiant à l'aide d'un exemple, station Rünenberg, configuration relative à l'apparition de moisissures; fRsi min. 0.75

En résumé, on peut affirmer qu'il ne suffit pas que les surfaces intérieures soient plus chaudes que la température du point de rosée de l'air ambiant. Les températures de surface doivent toujours être supérieures à la température de surface critique. Le critère d'absence de moisissures exige que l'humidité relative sur la surface des composants soit au maximum de 80%. Dans l'exemple, on y parvient à une température de surface intérieure de 12,0 °C pour une température intérieure courante de 21 °C et une humidité relative de 45%.

Des problèmes fréquents de formation de moisissures sont rencontrés dans la rénovation de bâtiments anciens. Souvent, les vieilles fenêtres sont la cause de pertes de chaleur importantes. Par conséquent, les températures de surface intérieures y sont particulièrement basses. L'apparition de condensation sur les vitres est un phénomène fréquent. Si les fenêtres sont remplacées lors des travaux d'assainissement, les températures de surface montent et l'humidité ambiante relative augmente aussi dans la pièce en raison de l'étanchéité accrue des nouvelles fenêtres. Par conséquent, des moisissures peuvent déjà se former à des températures de surface de plus 12,0 °C. Le risque de moisissures ne peut être écarté que par une ventilation ciblée ou par la pose de fenêtres neuves équipées de fentes d'aération. Il faut tenir compte du fait que les fenêtres sont exclues de l'évaluation des ponts thermiques de construction (chap. 6.2.2.1, SIA 180:2014).

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